Arcane majeure

Portée par l’infernale bourrasque sous de sombres cieux,

Fuyant la cavalcade égarée par l’océan généreux.

Las ! Gisant au coeur du carnage,

J’ai voyagé en terre inconnue

Quand les abîmes me recrachèrent seule et nue.

Dardée par les aiguilles acérées d’une averse sauvage,

J’ai reconnu dans les nuages la funeste palette du tortueux poète,

Mais alors qu’entre chaque goutte tu m’apportes ces nouveaux paysages,

Toi que mon coeur reflète.

Si peu qu’importent désormais mes frasques et mon air chassieux

A la dérive, je me barricade , visitant mille lieux .

Et à l’aune de cet idoine camaïeu

Qui se pare des saveurs divines d’un surprenant chaos

Je m’allonge baignée de nos constellations.

Quand enfin ! laissant paraître la chair derrière la façade,

Ma périlleuse escapade m’accoste au soleil de ta peau.

Dans cette patiente stupeur, à l’ombre de vertes cimes se chuchotent ces secrets

Qui sous mers ou sur terres m’enivrent des couleurs de tes mots,

Qu’en moi ils prennent racine,

Seuls hôtes qui me gagnent et altèrent mon égo

Non que le stupre, à toi mon monstre terrible et mutique

Quand il me touche de son regard douceur canne à sucre

Et qu’à mon entour forcit la massive armure du chêne atlantique.

J’ai sonné la trêve à la faveur de nuits de lunes impudiques,

Suivant les traces, jolies bosses ou tendres creux, des empreintes tacites

Que les songes me laissent avoir une dernière fois, le souvenir absolu,

Tout au bout de mes doigts, de nos amours en crue.

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