5 raisons pour lesquelles tu vas aimer Peaux Échappées

J’avais d’autres reviews dans les tuyaux mais Peaux Echappées m’aura coupé le souffle en une matinée et une seule. Alors j’ai décidé de vous en parler avant tout le reste. Bon alors, qu’est-ce que Peaux Echappées allez-vous me demander les yeux pleins d’une impatience à peine contenue. Tout simplement, le meilleur livre Antillais que vous lirez cette année. Mais reste avec moi, ami lecteur. J’ai bien 5 bonnes raisons à te donner pour que tu te rues à la librairie du coin (ça existe encore, hein, rassurez-moi?)

Le pitch:

Pour Rose, Sarah et les autres, aimer ou être aimée appelle larmes, cris et sang. Toutes ces femmes semblent partager un même destin mais tentent désespérément de connaître le bonheur par delà ce qui semble être une fatalité.  Parce qu’être heureux ça se décide et qu’aimer ne tient qu’à sa propre volonté, les unes après les autres, souvent dans la douleur, devront vivre malgré tout et malgré le poids des mots…

1. Son auteure

CMN
Cindy MARIE-NELLY

On a rarement fait plus accessible et agréable ! Cindy Marie-Nelly est super approchable via son compte Twitter @AngelMiseducate, pas de prise de tête et surtout pas d’égo démesuré. On dirait presque qu’elle ne l’a pas fait exprès. Juste un accident ou le plus pur des hasards. Et très sincèrement, nous on aime ça !

2. Un voyage dans la grande histoire

L’histoire des Antilles (et des Caraïbes plus largement) est riche, mixte, compliquée et douloureuse. Peaux Échappées rapproche des personnages de l’abolition de l’esclavage en 1848 à nos jours.

Au travers des vies de Rose, Hélène ou Sarah, on découvre en toile de fond ce à quoi notre monde pouvait bien ressembler.

3. Pour mieux apprécier la petite

Leurs histoires vont vous arracher le coeur, vous faire frémir ou vous réjouir. Avec chacune d’entre elles, l’on traverse une époque différente et si rien ne semble connecté de prime abord, les pièces du puzzle se mettent doucement en place.

Vraie mise en abysse et gap générationnel sont au rendez-vous pour un portrait pertinent de la famille antillaise.

Et puis, mon coeur de midinette (oui, j’en ai un, je vous l’assure) a battu la chamade pour Sarah et Eli. Je ne vous dirai pas pourquoi, vous irez lire vous-mêmes.

4. Des personnages hauts en couleurs

Sylvia, Line, Hélène et les autres sont des personnages plus vrais que nature. Mais surtout elles pourraient être une mère, une tante ou une grand-mère, bref un modèle féminin que tout antillais sans exception a côtoyé de près ou de loin. Le caractère fort et tranché, la volonté d’acier, l’instinct de survie, j’ai bien eu l’impression que l’on décrivait ma grand-mère !

Leurs aventures, j’en suis certaine, sont aussi proches du passé dont on refuse de parler à la maison. A la suite de ma lecture, je me suis posé de nombreuses questions. Mais surtout, je me suis rendu compte de combien je connaissais peu l’histoire de ma propre famille ainsi que l’étendue des non-dits qui pèsent sur tous ses membres.

Bref, ça gratouille et j’ai des envie de fouiller plus loin dans le passé des miens !

5. Un regard sans fard sur la société Antillaise

Ce n’est pas un hasard si Peaux Échappées s’intéresse à l’histoire de femmes de génération en génération. Pour ceux qui ne le saurait pas encore, la société antillaise repose sur un matriarcat puissant. En clair, les femmes en sont le centre et le système se maintient grâce à elles.

La plus importante de toutes est bien souvent la grand-mère. La mamie nourricière, la dame de fer, redresseuse de torts, pourrisseuse d’enfants et gardienne des traditions. Mamie est un mot d’une autre saveur pour nous Antillais.

Sans entrer dans plus d’explications, c’est un système directement hérité de l’esclavage et de la période coloniale. Une époque où bien souvent les familles étaient éclatées avec des pères mourant plus tôt, séparés, vendus à une autre plantation ou comme simple animal de reproduction. L’homme est un personnage absent et volage à qui l’on ne demande que bien peu de compte.

La femme antillaise est un “poto mitan” (littéralement: poteau central), une “femme matador”, figure sacrificielle de la famille sur qui tout repose. Elles sont souvent perçues comme toute-puissantes, indomptables et sauvages (un mot avec bien plus d’un sens aux Antilles)… et pourtant, elles ne sont jamais vraiment libres.

L’histoire de Sarah, c’est un peu l’histoire d’un droit d’aimer retrouvé, arraché presque, au nom de toutes celles qui ne l’ont jamais pu. Et ça, c’est une vraie libération !

Bref, tout ça pour vous dire de foncer à la FNAC la plus proche de chez vous et de vous procurer ce petit bijou de livre.

Peaux Échappées de Cindy MARIE-NELLY, Ibis Rouge Éditions, 15€

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